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    Amenmeryt - Sumérien en écriture cunéiforme

 signe du dieu pour vous guider

Sommaire

Gudea, Louvre
Statue de Gudéa, époque
néo-sumérienne (Louvre)

Remarque 1 : les signes dessinés viennent de la liste ETCSLsignlist.
Ils ne correspondent pas forcément à la période des signes des photos.
Pour plus de détail sur l'évolution des signes, voir l'introduction sur l'évolution de l'écriture.

Remarque 2 : l'apprentissage du sumérien et de l'akkadien étant très liés,
on trouvera des remarques sur l'akkadien dans la page du sumérien et inversement.


Quelques notions de base de sumérien

Le sumérien est une langue agglutinante, c'est-à-dire que la racine des mots ne change pas et qu'on y ajoute des préfixes et des suffixes.

Exemple extrait d'une inscription

Inscription Ur-Bau
Détail d'une inscription d'Ur-Bau de Lagash,
époque néo-sumérienne (Musée du Louvre)

Il s'agissait d'une inscription verticale sur pierre. Pour plus de facilité, j'ai pivoté la photo afin qu'on puisse la lire de gauche à droite, ligne par ligne, comme sur une tablette d'argile. Pour plus de renseignement sur la direction de l'écriture et son évolution, voir l'introduction sur l'évolution de l'écriture.

Le nom

Exemple de suffixe du nom : pour le possessif de la 3e personne, on ajoute le suffixe -ani

Première ligne de l'exemple : é-ani = sa maison (ici on traduira par "son temple" puisqu'on parle de la maison d'un dieu).


remarques sur l'écriture :

Au départ, tous les signes correspondent à des mots mais ils peuvent ensuite prendre la valeur phonétique de ces mots.
ex. a (= eau) sert à écrire le son A.

Le verbe

Exemple de préfixes du verbe : on ajoute devant la racine les préfixes suivants

Il n'y a pas de suffixe pour la 3e personne.

Seconde ligne de l'exemple : mu-na-dù = il lui a construit.


remarques sur l'écriture :

Et maintenant, vous pouvez lire la phrase la plus courante dans les inscriptions de constructions :
é-a-ni mu-na-dù = il lui a construit son temple.


Le roi

LUGAL LUGAL

C'est un signe composé de 2 signes :

  1. GAL GAL (la fourche à gauche) = grand
  2. LU2 (le reste) = homme

donc le grand homme, lugal = le roi. C'est un idéogramme.

Les Akkadiens ont repris le signe tel quel pour désigner le roi mais ils le lisaient dans leur propre langue : šarrum (prononcer charroum).

Rappel sur l'écriture : à l’origine, ce sont des dessins représentant les choses désignées, par ex. un bonhomme stylisé pour figurer un homme. Avec l’usage des tablettes, l’écriture verticale bascule d’un quart de tour et devient horizontale de gauche à droite (le bonhomme se retrouve couché) et les signes se stylisent en devenant « cunéiformes ».

Exercices


Les noms de lieux

Inscription Shulgi
Détail d'une inscription du roi Shulgi
3e dyn. d'Ur (Musée du Louvre)

Un peu de grammaire

Pour marquer le génitif, on ajoute le suffixe -ak à la suite du complément de nom : lugal +...+ ak = le roi de ...

Pour marquer le sujet, on ajoute un suffixe -e : lugal +...+ ak + e

Remarques sur l'écriture : ak + e est souvent contracté en ke et écrit avec le signe KE4 KE4(dernier signe de la case)

Les noms de lieux

2e et 5e signes : KIKI = le pays, le lieu (sorte de losange strié, qui représente une parcelle de terre)

C'est un signe qui peut être soit :

3e et 4e signes : EN EN ; GI GI
Ki-en-gi = le pays de Sumer

6e signe : URI URI = Akkad
Ki-uri = le pays d'Akkad

Remarque : les mots « Sumer » et « Akkad » viennent de l'akkadien šumeru et akkadu et non du sumérien.

Vous pouvez maintenant traduire :

lugal-ki-en-gi-ki-uri-ke4
lugal-ki-en-gi-ki-uri-(a)k-e = Le roi de Sumer et d'Akkad
(sujet dans la phrase complète). C'est le titre du roi qui associe les deux composantes de la société à l'époque de la 3e dynastie d'Ur.


Les noms de lieux (2)

Rappel : un déterminatif est un signe qui ne se prononce pas mais aide la lecture en précisant la catégorie du mot.

On a déjà vu le signe KIKI, qui est le déterminatif des noms de lieux. Il s'écrit à la suite du mot et on le transcrit en exposant : xxxxxki.

Quelques noms de ville :

Exercices


Les noms de dieux

Remarque : contrairement aux hiéroglyphes, certains déterminatifs peuvent précéder le mot qu'ils précisent (ex. nom propre, nom de divinité)

On a déjà vu le signe DINGIRDINGIR, qui est le déterminatif des noms de divinités. Il précède le mot et on le transcrit 'd' en exposant : dxxxxx.

Quelques noms de dieux :

(à compléter)

Exercices


signe du dieu pour vous guider

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Dernière mise à jour de la page le 13/01/16